20 janvier 2013

FROM PARIS TO LONDON (OPEN)

De retour de Genève où les Championnats du Monde de Bike Polo viennent de se terminer, nous rentrons à Paris avec déjà dans l'idée de partir à Londres le week-end suivant pour assister/participer au London Open. 
Profitant de leur venue en Europe, Américains, Australiens, Japonais et autres joueurs de la planète Monde en ont profité pour faire un tour d'Europe. Pour certains, ce sera destination Paris avant de partir pour Londres.
Une semaine riche en polo et en apéro s'annonce.
Dès le premier soir, après une après-midi de polo, Greg entraine toute la clique dans le 18e, pour finir, comme souvent, dans ma modeste demeure.  




























©Damon Rao

La suite des images de la soirée par ICI.


Les jours se suivent et ne se ressemblent pas ou presque. Deuxième jour, après-midi polo. Cette fois-ci, il s'agit de faire un Bench Minor amical: Europe vs North America. Coté Europe, on notera la présence de plusieurs villes françaises, mais aussi des Allemands, Eddy et Mo des Edisons. Coté North America, on ne compte plus les villes. C'est donc sans surprise que l'on retrouvera sur le terrain, Seattle avec Koyo, Joey et les autres, Milwaukee et ses Beaver Boys ainsi que Chris, mais également Chicago avec ses Clobber Politics... retour en image sur ce bench ci-dessous.







EN ROUTE POUR LE LONDON OPEN.

Jeudi après-midi alors que tout le monde est dans le train pour Londres, avec Olivia on se demande encore comment y aller. Un coup de fil et le problème était réglé. Le voyage se fera en voiture. A nous la traversée en ferry pour rejoindre les côtes anglaises avec Koyo à nos côtés.




Arrivée à Londres vendredi matin. 
Sur nos vélos, nous traversons Londres du sud vers l'est. Direction Bethnal Green Gardens. Comme il est de coutume dans cette ville, nous avons mis au moins 20 mn pour trouver ce parc. Londres, ses rues, lieux et parcs qui portent tous le même nom sur plusieurs blocs, nous font tourner en rond à chaque fois. Midi retentit, nous voilà enfin sur les terrains.

Le London Open commence le vendredi par le Hell's Bells. Le Hell's Bells, c'est un tournoi de Polo exclusivement féminin. Visuellement différent d'un tournoi masculin. En revanche, question ambiance rien ne change. Les phases finales arrivant il semblerait même que les encouragements soient encore plus intenses que d'habitude. Les males encouragent fortement le polo féminin et souhaiteraient voir davantage de filles sur le terrain.




















Les derniers matchs attirent tous les regards et toutes les attentions. Les passants s'interrogent sur ce que font ces filles sur ces vélos avec tout autour ces ours qui crient et hurlent dans tous les sens.
Dans les phases finales, on retrouve sans surprise les Tornadoes. Célèbre équipe londonienne composée de Nik, Erin et Jo. Mais aussi Valley (Vancouver), Mkenzie (Seattle), et Joséphine (Genève) sous le nom des Angry Beavers pour ce tournoi. Egalement, les Rolly Polly Dolies avec Elena et Nora (Genève) et Shannon (Vancouver). Après avoir remonté le looser braket et dominé leurs adversaires les Angry Beavers se font sortir par les Rolly Polly Dollies. On assiste alors à une double finale dans laquelle s'affronteront les Tornadoes et les Rolly Polly Dollies. Après avoir gagné tous leurs matchs les Tornadoes n'en concéderont pas un seul jusqu'au bout du tournoi, malgré une fin de match plongée  dans la nuit. Elles remportent ainsi, chez elles, la deuxième édition du Hell's Bells. 




Le seul regret sur ce tournoi féminin réside dans l'absence d'une MVP (most valuable player). Mkenzie le méritait amplement et ce, sans discussion. 










Samedi.
Avec Rob l'américain bordelais, nous sommes sur le pied de guerre pour traverser une nouvelle fois Londres et rejoindre les terrains. Malgré une journée entière à rouler et marcher à gauche la veille, on ne peut toujours pas s'y résoudre. Traverser une route ou gérer un croisement relève d'une grande concentration. De quel côté faut-il regarder ? Je ne le sais toujours pas. A ça ajoutons des chauffeurs de bus complètement fous, qui ne tolèrent pas un seul vélo sur leurs voies et des voitures qui aimeraient bien vous dégager à la moindre occasion. Bienvenue à Londres. Et encore ça, c'est quand il ne pleut pas. Oui parce que la pluie à Londres n'est pas vraiment une légende ou alors je suis maudite. Même quand on pense s'être trop couverte et que l'on craint de crever de chaud toute la journée... et bien non. D'un coup d'un seul un orage s'abat sur votre tête. Alors on se dit que ça va passer. Mais après une heure de pluie incessante, obligés de s'abriter dans les toilettes, on ne se dit plus que ça va passer. On pense juste qu'on va devoir rester toute la journée trempé. Et pire encore, quand arrive le moment ou tous les terrains et ses alentours sont transformés en piscine et qu'on ne peut plus faire autrement que de mettre les pieds dedans... à n'en plus voir mes Vans.  





Du coup tournoi interrompu en milieu d'après-midi et chacun dans son coin jusqu'au lendemain. Heureusement qu'il y a des pubs pour trouver refuge et on comprend pourquoi les Anglais picolent autant. 


Bref. Quelques infos quand même sur ce tournoi. Le London Open c'est le dernier gros tournoi de la saison. Tous les pays peuvent y participer et le nombre d'équipes n'est pas limité. Sortant des Championnats du Monde, plus de 80 équipes ont répondu présent. Ce qui donnera 291 matchs et 1110 buts. L'originalité de ce tournoi réside dans le mixage des équipes. Certains ont joué sous leur nom habituel avec leurs partenaires habituels, mais pour d'autres c'est l'occasion de jouer avec des joueurs/amis qui sont, habituellement, des adversaires. Ainsi on pouvait retrouver The Reverends avec Lefty Will (Call Me Daddy, Paris), Kremin (Beaver Boys, Milwaukee) et Manu (L'Equipe, Genève). Ou encore les PSG pour Paris avec Greg des CMD, Seattle avec Dustin des Guardians et Clément de Genève des Iron Ponies. Jouer avec d'autres partenaires, souvent originaires d'autres nations, est une manière pour eux d'enrichir leur jeu et de partager des stratégies et des points de vue différents. Même si c'est avant tout par amitié et par plaisir qu'ils composent leurs équipes.





Dimanche. 
A cause de l'interruption de la veille, le tournoi accuse un gros retard. Le rendez-vous très matinal fait très mal à de nombreux joueurs encore imbibés de la veille. 
Les matchs ont été réduits à 8min et s'enchainent à toute allure. Toute équipe qui à un retard de plus d'une minute sur le terrain est disqualifiée. Les rencontres sont de plus en plus intéressantes et parfois amusantes lorsque deux joueurs habituellement partenaires se retrouvent adversaires. 
Une fois de plus bonne humeur et détente sont de mise. Les Championnats du Monde terminés et sachant que pour la plus part ils ne se reverront pas avant l'année prochaine ils profitent de ces moments passés ensemble. L'occasion pour certains aussi de réaliser comme un petit rêve en jouant avec ses deux nouveaux co-équipiers. Les joueurs s'adonnent à diverses activités quand ils ne frôlent pas le terrain avec leurs maillets. A qui de vendre les tee-shirts d'une autre équipe, à d'autres de faire une sieste dans le hamac. Pour quelques uns ce sera pétanque et transat.

             

Dans l'excitation de la fin du dernier tournoi de la saison, la finale se déroule sous les meilleurs augures. Elle affronte Américains, Français et Suisse. Chez les supporters Français on lance les paris. Pour 20ct on parie sur le premier joueur qui va marquer, sur un la possibilité d'une deuxième finale, sur la solidité d'un joueur.... Le soleil disparait et la nuit s'installe doucement. Sur le terrain on a la crème de la crème, personne ne veut lâcher prise, le spectacle est de plus en plus prenant. On entend hurler de toute part aux abords du terrain. Adèle toujours solide en supporting est là, bien plantée, pour soutenir notre Lefty national et ses deux acolytes Kremin et Manu. 




Par chance, les deux équipes nous gratifient d'une deuxième finale. C'est désormais avec l'aide des lumières des spectateurs que les joueurs arrivent à suivre leur balle. Après une crampe très douloureuse à cause de laquelle Will a bien failli abandonner, après une ténacité incommensurable de la part des Americians, une dextérité indiscutable de Koyo, ce seront finalement les Yank Your Wank qui l'emporteront. Nuit noire sur les le Bethnal Green Park. Deserté en quelques minutes pour se retrouver à Sorditch. Fête, remise des prix, club privatisé, danses endiablées sur dance floor de Fièvre du Samedi Soir. 




Après embrassades et hugs, reprise du volant avec Olivia et Mathilde direction Dover - Dunkerque - Paris. Arrivée lundi matin dans les bouchons franciliens. Fatiguées mais heureuses et surtout des souvenirs plein la tête. Sacré road trip les meufs ! 

La saison 2012 vient de se terminer, la nostalgie nous gagne en repensant à ces deux mois d'été complètement fous. 

MERCI ! LOVE YOU !

Plus de photo par ICIIIIIIIIIII.












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